Rencontre inspirante avec Simon-Pierre Herman

Chers amis,

Cette semaine, j’ai rencontré le fondateur de la marque de papiers peints The Mark On the Wall, Simon-Pierre Herman ! The Mark on the Wall est une jeune société d’édition de produits originaux et de grande qualité dédiés aux enfants, mais pas que ! Simon-Pierre est un personnage chaleureux et inspiré qui m’a très gentiment reçu chez lui pour m’expliquer son parcours et comment il conçoit ses collections.

Comment êtes-vous arrivé dans le domaine du papier peint ?

Je suis venu au papier peint par le biais de la décoration pour les enfants. J’en cherchais un pour ma fille de dix ans, et je me suis rendu compte qu’il y en avait  pour les chambres de bébés ou pour les adultes, surtout pour les pièces de réception, mais rien d’intermédiaire.

J’ai alors décidé d’éditer moi-même des papiers peints en me donnant pour mission de privilégier l’esthétique tout en enrichissant l’imaginaire.

Aujourd’hui, j’ai 4 collections dont deux qui concernent la jeunesse : I Draw et I Grow.

I Draw est une collection pour les tout-petits. Ce sont des papiers peints à compléter et non seulement à colorier, car l’idée est de proposer des pré-scenarii graphiques pour que l’enfant puisse travailler son imaginaire en coloriant et en continuant à dessiner.  La collection I Grow reprend notre patrimoine européen et les grands textes littéraires de l’enfance (Peau d’Ane, Pinocchio, Gargantua, Pantagruel…). A chaque fois, c’est un ou une artiste de la nationalité de l’auteur de l’œuvre qui est mandaté pour la création.

L’objectif de ces créations est d’accompagner la découverte de la littérature, l’apprentissage de la temporalité.

Si vous deviez créer une autre collection qui se rapporte à un conte ou à un roman lequel choisiriez-vous ?

Il y a beaucoup de chose à faire si je continue dans cette lignée. Ce n’est pas un livre en particulier qui m’intéresse, c’est le principe, et surtout l’idée que je trouve amusante d’amener à la littérature par l’art décoratif. C’est un chemin un peu détourné qui peut donner le goût de la lecture et de l’apprentissage de notre patrimoine européen aux enfants. En réalité, c’est ma manière à moi de défendre l’idée européenne.

Dans votre collection I Go pouvez-vous nous parler « des petites combines » ?

Avec les petites combines, on bascule dans un univers d’adultes. Ce sont des décorations éphémères, avec un principe de frises combinatoires avec lesquelles on s’amuse. On peut les retrouver dans les studios d’étudiants. Ces frises se rapprochent de la tendance du DIY, elles sont utilisées de manière très créative et très libre dans des contextes très divers : certains en font des chemins de tables par exemple. Dans la collection I Go on trouve aussi « Les grandes combines » qui sont surtout créées pour des chambres d’hôtels.

Est-ce que vous créez des papiers peints de votre main ?

Je suis graphiste de formation mais je préfère faire travailler des gens qui sont clairement plus talentueux que moi.

Dans ce domaine, je suis éditeur. Ce qui me plait beaucoup. J’aime établir des collaborations avec des artistes et des gens que j’estime. Vous savez, je n’édite que ce que j’aime, sans aucune approche commerciale. En fait, je ne fonctionne pas du tout en terme de tendances, même si c’est peut être un tort.

Ce que je fais se rapproche d’un travail d’éditeur de livres qui choisit ses auteurs. Il travaille avec eux, les stimule et les pousse à donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est de cette façon que j’envisage mon métier.

 Vous ne créez pas mais vous enseignez le graphisme. Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers l’enseignement ?

La raison principale est le fait que je travaille tout seul et qu’au bout d’un moment les idées sont cycliques. On revient à son point de départ. Travailler avec des étudiants nourrit d’une certaine manière ma réflexion, et me permet de réfléchir à la pratique de mon métier.  Sur le plan personnel autant que professionnel cette pratique me stimule. J’aime transmettre ce que je sais et je reçois également beaucoup de ses étudiants.

Merci beaucoup à Simon-Pierre Herman d’avoir accepter de répondre à mes questions et de m’avoir accueillie pour cette interview !

Surtout n’hésitez pas à aller voyager dans l’univers onirique de The Mark On The Wall 🙂 !

A la prochaine,

Mademoiselle Papier Peint

 

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